Tucson, Arizona.
Été 1965.
Fredric Brown, cinquante-huit ans. Écrivain. Myope, asthmatique, cacochyme. Aime les privés en imper, la gaudriole et les aliens narquois. N'a pas tapé une ligne depuis des mois. Alcoolique.
Roger Vadim, trente-sept ans. Réalisateur. Trois mariages, deux divorces, quatre compagnes. Aime la vitesse, les liqueurs fortes, les filles toutes nues. Vit avec Barbarella.
De la rencontre des deux hommes germe le plan d’un crime parfait. Mais le destin est contrariant, et c’est une course-poursuite déglinguée qui s’engage, des hauts du Nouveau-Mexique aux déserts de Basse Californie.
Tueuses sexys, carrosseries froissées, drogues récréatives et musique pop : Brown et Vadim percent une Amérique à feu et à sang, affrontant mille périls sans jamais lâcher le shaker. Au terme de la route attendent leurs propres fantômes et la fin du monde.
Rouge gueule de bois est le premier roman de Léo Henry, un « road novel » sur l'amitié, virtuose et délirant.
Le roman est suivi d’un index des lieux, des personnages et des chansons, d’une carte routière, de nombreuses recettes de cocktails, et d’un récit de voyage de l’auteur sur la trace de ses propres fictions.
Roman
Littérature générale
336 pages - 18€
23x17 cm
ISBN :
9782917157145
Parution le 24 mars 2011
Vade mecum
Fredric Brown (1906-1972) est un écrivain américain de science-fiction humoristique et de polars à chute. Il est, entre autre, l’auteur de La Fille de nulle part (1951), Martiens go home ! (1955) et Fantômes et farfafouilles (1961). Sa nouvelle Arène (1944) a servi de base à un épisode de Star Trek.
Roger Vadim (1928-2000) est un réalisateur et don juan français, qui a déshabillé ses compagnes à l’écran. On lui doit, entre autres Et Dieu... créa la femme (Brigitte Bardot, 1956), Et mourir de plaisir (Annette Stroyberg, 1960) et Barbarella (Jane Fonda, 1968).
Californie, années 60 : « (...) la Californie des années 66 à 70, avec ses sectes religieuses, ses gurus, ses mystiques naïves ou sanguinaires, ses obèses, ses hippies, ses drogués, ses prédicateurs nouveau style, ses adolescents révoltés, sa folie sexuelle, ses révolutionnaires de la violence et ses apôtres de la non-violence, ses fanatiques macrobiotiques, végétariens ou fructivores, cette Californie de la démesure et du paradoxe, partagée entre la science- fiction et le Moyen Age et totalement schizophrène. » (Vadim, Mémoires du Diable, p.263)
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