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Le Chromozone a d'abord détruit les infrastructures. Puis l'impensable est arrivé. De virus électronique, le Chromozone est devenu biologique. Rendant fous les infectés. Activant leurs pulsions les plus violentes. Le monde s'est réveillé du cauchemar. Avec une sacrée gueule de bois. Que reste-t-il à reconstruire ?
D'un côté : les noctivores, une forme mutante d'humanité, gigantesque organisme collectif ayant dompté le virus, rendu possible par la folie et de génie de Peter Lerner. De l'autre, des bribres d'humains tentant de reconstruire leurs petits mondes… Comme la Parispapauté hébergeant Cendre, le Sauveur. Sa méthode est radicale. En éliminant le virus, il tue son hôte. Lucie, garde du corps et amante du jeune mutant, va embarquer pour une dernière épopée.
De la Bretagne à Paris, alors qu'un tueur fait route vers sa cible, l'équilibre factice établi depuis huit ans ne peut basculer car
le monde est devenu trop silencieux. Roman d'anticipation
288 pages - 24€
23x17 cm
ISBN :
2-9522217-7-4
Illustration de couverture de Corinne Billon
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Toujours plus loin en x, en y et en z
Le monde développait sa verticalité syncopée. Gauche, droite, gauche, droite, au rythme de la musique qui baignait les sens émoussés du tueur. Ses ordres étant clairs, le reste ne signifiait rien. Toujours plus loin en x, en y et en z. Au confluent de ses pensées éparpillées, il y avait vers l’ouest la note bleue d’un puits, lancinante, un accord en la majeur qui cherchait une sortie. Les puits le guidaient et le nourrissaient. Les puits étaient la source de tous les bienfaits, la mère de toutes les douleurs. Le tueur était l’électron libre marchant de noyau en noyau. Gauche, droite, gauche, droite. Un carillon vermillon zébra la partition complexe dans sa tête. Il allait devoir courir. N’était-ce pas ce qu’il faisait déjà ? Le motif se répéta dans les pourpres et les aigus. Il accéléra pour respecter la cadence. La campagne était belle et vide dans le silence du monde. |
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