Une soirée au Lemno's Club
Cher lecteur de l'extrados,
un divertissement de qualité
est une montagne de bienfaits
pour votre organisme agressé.
N'hésitez plus
Offrez-vous quelques heures de luxe
au Lemno's Club

L'Homme qui parlait aux araignées de Jacques Barbéri
Couverture L'Homme qui parlait aux araignées

Échapper à la disparition finale ou s’y précipiter, telle pourrait être l’obsession commune des personnages mis en scène par Philippe Curval. Ces journaux ultimes traduisent les désirs paradoxaux, les fièvres qui agitent l’individu face à son devenir ou confronté à son passé.
Peut-on habiter un Picasso ? Quelles fins recèle l’étonnante ardeur sexuelle procurée par un mystérieux pénis d’ivoire ? Qu’advient-il lorsqu’un fœtus s’oppose à sa naissance ? Celui qui ose arrêter le temps se prépare-t-il un sort enviable ?
Dix nouvelles subversives, littéraires en diable, qui prouvent que la mort réserve des surprises à ceux qui tentent de refuser l’inéluctable dénouement.

Couronnée par les prix Jules Verne (le Ressac de l’Espace), de la Science-Fiction française (l’Homme à rebours) ou Apollo (Cette chère humanité), son œuvre fait aujourd’hui référence pour la littérature de l’imaginaire. Philippe Curval aura 1000 ans en 2929.

Science-fiction - Nouvelles
400 pages - 20 €
ISBN: 9782917157077

Livres
Âme sœur
Aux Limites du son
Chromozone
L’homme qui parlait aux araignées
L'homme qui s'arrêta
La Cité nymphale
La Horde du Contrevent
La Zone du dehors
Le Déchronologue
Le Livre des blagues
Les Noctivores
Narcose
Narcose II – la Mémoire du crime
Narcose III- Le tueur venu du Centaure
NymphoRmation
Pixel Juice
Pollen
Vurt


L'Auteur
Livres du même auteur
Le Disk
Le site
Le 1er Chapître à Télécharger
La couv en HD
La Fiche du livre
  L'extrait    
 

5 janvier 1993
À mes côtés, Janick pointe le petit bout de son nez hors du drap douteux où nous avons dormi. Plus bas, émergeant d’un pli, ses rondes fesses roses me disent combien elles ont aimé nos assauts répétés. Pluie intérieure, tristesse infinie qui me submerge, lassitude solitaire et vaine. Depuis quelques mois, un effritement moral ronge mon esprit. Désabusé, recuit dans mes fantasmes de chair mille fois assouvis, tout me porte à redouter ma fin prochaine.
Hier, au cimetière de Nolette, j’ai découvert un indice alarmant. Dans le livre d’or que l’armée anglaise a fixé à une chaînette sur le mur d’enceinte, à l’abri d’un coffret en chêne verni de six centimètres d’épaisseur, j’ai remarqué une signature qui a éveillé mes soupçons, celle d’un nommé My Lan Vong. Ce n’est pas fréquent de voir un natif de Taïwan se rendre au fin fond de la Picardie, dans un hameau paumé de la baie de Somme, pour déposer son nom dans un livre d’or. Je sais qu’il n’est pas commun non plus de rencontrer en France un lieu funéraire où cinq cents Chinois sont enterrés, morts de la guerre ou de ses suites de 1917 à 1919. La coïncidence m’a paru significative. Un jour, quelqu’un retrouvera ma trace et me tuera

Premières lignes de le pénis d’ivoire dans son étui de cuir noir

 
       
       
La Volte - Accueil La Volte - Accueil La Volte - Livres La Volte - Auteurs La Volte - Disk La Volte - Les Voltés La Volte - Le Blog La Volte - Le Forum La Volte