 |
 |
 |
Dans les abris antiatomiques transformés en ruches à homoncules, de gigantesques Femelles aux corps Flasques pondent des milliers d'œufs.
Des hommes-bouteilles jetés à la mer viennent s'échouer sur les plages, se fracasser contre les rochers.
Dans les gares désaffectées, des insectes géants dévorent des hordes de rats entre les rails chauffés à blanc, et des oiseaux au sang bouillonnant explosent en plein ciel.
Des radeaux-bars flottent sur des lacs de mercure et des tumeurs sur pattes peuvent vous piquer votre bière.
La Terre est devenue difficile à vivre, mais les autres planètes ne sont guère plus accueillantes.
Les symbiotes sirthiens sont prêts à vous étouffer pour ingérer un peu de crasse, et sur Overmonde presque tous les habitants sont des cadavres…
Vingt-neuf nouvelles entre humour de l'absurde et désespoir, rassemblées et présentées par Richard Comballot, préfacées par Francis Berthelot, et postfacées par l'universitaire Christiane Mélançon.
Recueil de nouvelles
Science-fiction
400 pages - 18€
23x17 cm
ISBN :
9782917157138
Parution le 17 février 2011
Mondocane : nouvelle et évocation musicale
Voici quelques années, avec son groupe avant-gardiste Palo Alto et sur des arrangements de Klimperei, Jacques Barbéri a enfanté l'univers sonore de sa nouvelle "Mondocane" (nouvelle qui se trouve au sommaire du "Landau du rat"). L'album sort en 2007 sur un label américain, évoquant "en une pièce instrumentale aux confins de la musique expérimentale, entre atmosphères lunaires et nappes synthétiques bizarroïdes, les paysages dévastés de sa nouvelle." (Télérama, novembre 2007)
L'album Mondocane (17 titres) est présenté sur le site de Palo Alto (où il est possible de le commander).
Il est également disponible sur le label américain ACIDSOXX MUSICKS.
La nouvelle Mondocane, qui ouvre l'univers du recueil "Le Landau du rat" peut-être découverte ici : lire Mondocane.
|
|
|
| |
1- Fusion
L’étreinte du Poulponge transforme peu à peu la Terre en boulette de viande.
C’est Gorenkys qui a trouvé cette image. Gorenkys est hypocondriaque, et tout ce qui touche à la chair le répugne. Il a l’impression que la Terre est malade, que le Poulponge l’a contaminée, lui a transmis le mal de l’espace, la gangrène des univers.
Tout cela pour quelques plaies qui suintent de rutilantes humeurs jaunâtres...
C’est vrai que la Terre se transforme, mais moi je trouve cela plutôt plaisant.
Ça bouge, ça vit, ça mute...
Il y a maintenant plus de cinquante ans que le Poulponge s’est arrimé à la peau de la Terre. Et je regrette, aujourd’hui, de ne pas avoir pu naître dans les doux replis de sa chair vallonnée, à l’ombre de ses gigantesques ventouses qui se dressent telles des tours molles, flasques et souples, vers la grisaille accueillante de ses anfractuosités cachées.
Nous essayons de perpétuer l’image d’une époque révolue... quand je dis « nous », je veux parler des autres... mes parents, mes compagnons, et tous ceux qui errent encore à la surface de la planète à la recherche d’un périmètre de stabilité.
Nous sommes les pièces nomades d’un musée à ciel ouvert.
Mais moi je n’y crois plus.
Premières lignes de la nouvelle "In Vitro"
|
|